ames egarees

joseph o connor

10/18, 2016, 332 p. Libella 2014. Traduit de l’anglais (Irlande) par Carine Chichereau

Quelles sont donc ces âmes égarées ? Des âmes irlandaises habitant près de Dublin, à Dun Lagohaire par exemple. Elles ont habité à Londres, sont revenues ou bien ont voyagé à New York. Quel que soit le voyage, il y a toujours le sentiment d’être irlandais et de vivre sa vie comme une malédiction. Ce sont pour les plupart des histoires  d’hommes qui ne parviennent pas à établir des relations stables avec des femmes et qui sont quittés. Comment vivre après la rupture ? Comme s’adapter à un nouvel état des choses dont ils se sentent victimes ? A travers des personnages de maris, de pères et de fils, dans un rapport étroit avec leur terre natale, ces hommes souffrent et peinent à trouver du sens.

Une description douce-amère de l’Irlande d’aujourd’hui par le biais de beaux portraits d’hommes. Une écriture lumineuse et particulièrement efficace. Voici une belle présentation de l’âme irlandaise, mâtinée de causticité mordante, nécessaire à calmer les plaies affectives jamais vraiment refermées.